Halte au plagiat!

Une fois n’étant pas coutume, je vais vous parler aujourd’hui d’un procédé qui n’est pas glamour du tout: le plagiat sur internet.

Hormis le fait que vous avez passé des heures et des heures à travailler, écrire, réécrire votre texte pour le façonner à votre image et le rendre percutant, que vous y avez mis votre coeur et vos tripes, il y a un réel problème de violation du droit d’auteur.

Quand vous présentez vos offres et que d’autres s’emparent de votre manière de les présenter, il y a un réel problème de parasitisme et de nuisances commerciales, il y a aussi et surtout tromperie sur la marchandise, car vos offres ne sont pas celles des autres et que ces derniers, en créant un amalgame dévalorisent et déprécient votre savoir-faire.

En dehors de cela, il y a aussi et surtout la question épineuse du référencement internet.

En effet,  Google, pour ne citer que lui, face à une surabondance de textes similaires ne fait pas le tri entre ce qui a été publié à l’origine et les copies. Il dévalue automatiquement la côte de tous les sites présentant un contenu identique et cela nuit donc aussi à votre image.
Pratique pour le plagiaire malandrin qui ne monte un site copie que pour faire chuter votre référencement.

Longtemps, les juristes saisis de plaintes pour plagiat se sont torturé l’esprit pour savoir comment faire reconnaître une page ou une photo comme originale, sans trouver de réponse, car même les copies écran ont une chance sur deux d’être prises en compte par les tribunaux si elles ne sont pas datées, si elles ne sont pas validées par procès verbal d’huissier, si…

Avec cela, donc, il a fallu, aux victimes de plagiats, réfléchir très clairement à la manière de faire respecter leurs droits.

Voici quelques méthodes qui valent ce qu’elles valent.

1/ la copie écran avec pointage de la souris sur l’horloge pour obtenir la date, ce qui représente un travail fastidieux.
2/ l’envoi à la personne indélicate d’un mail reprenant l’url incriminée et l’url originale avec demande de retrait immédiat (chances d’aboutir: environ 30%)
Parfois, le propriétaire du site est difficile à retrouver, même avec le Whois…
3/ l’envoi, en parallèle du mail au propriétaire, d’un mail à l’hébergeur de ce dernier avec l’url incriminée et l’url originale avec demande de désactivation du site de manière immédiate, ou en tous cas des pages incriminées (chances d’aboutir: environ 5%).
Pourtant, les hébergeurs, une fois prévenus du plagiat, engagent leur responsabilité devant les tribunaux s’ils n’agissent pas; mais très peu le font car ils se disent que pour une page web, la victime ne va pas dépenser des milles et des cents en frais d’avocats…
4/ le dépôt de plainte devant le procureur de la République avec constat d’huissier (bonjour les frais), et il faut encore prouver votre antériorité (coût de l’opération ruineux et chances d’aboutir: environ 10-15%)
5/ l’envoi à la personne indélicate d’une facture dissuasive pour droits de reproduction pour l’année en cours. Mais encore faut-il avoir les coordonnées de cette dernière…
6/ si non paiement de la facture, saisine immédiate du Tribunal de Commerce pour la mise en place d’une injonction de payer (mais encore faut-il pouvoir facturer)

Au final, beaucoup de peine mais pas beaucoup de résultats car identifier l’origine de la page est impossible.

C’est ce qu’on a toujours pensé, jusqu’à ce jour, tout du moins, car j’ai enfin trouvé, après de longues recherches visant à protéger l’antériorité de mon site ArtStrip, qui est dans son secteur d’activité, le site le plus plagié, la parade indiscutable pour prouver votre antériorité.

Il s’agit du phénoménal Wayback Machine.

Comment ça marche?
En indiquant l’URL à retracer et en cliquant sur « Take me Back », les archives font un scan de la page en question et affichent un calendrier avec toutes les dates auxquelles la page a été modifiée (il peut remonter jusqu’en 1996!!).
On peut cliquer sur l’année pour savoir à quand remonte l’original et cliquer sur le jour entouré pour voir la page telle qu’elle était au moment de sa mise en ligne à la date choisie.
L’heure de modification est aussi renseignée; comme ça, aucun doute possible sur l’antériorité de l’auteur!!

Une fois que vous aurez les copies écran des pages scannées, prouvant votre antériorité, vous aurez toutes les armes pour vous défendre correctement et de manière indiscutable, aussi bien auprès des hébergeurs, que des indélicats et surtout, devant les Tribunaux.

Et si vous souhaitez, en plus, vous faire plaisir parce qu’un plagiaire ne mérite pas d’autre traitement que celui que lui réserve ce site francophone: Duplicate Leaks, envoyez-leur votre histoire et vos copies écran, ils se feront un plaisir de le pourrir et de pourrir son référencement Google, preuves à l’appui!

A propos de l'expert

Violeta Carpentier est experte en communication non verbale, formée aux approches de Paul Ekman et de Philippe Turchet.
Elle est également la fondatrice de la ArtStrip School, 1ère école sensuelle française positionnée sur l'élaboration d'outils de coaching adaptés à partir des arts sensuels ( art de l'effeuillage, pole dance, Shade in Vog'® et Belle en talons). 

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